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كتبهاسايس أخبار ، في 2 يونيو 2008 الساعة: 14:52 م

Le choc des générations
Mon ami me parle toujours des mésententes entre lui (22 ans), son père (45 ans) et son grand-père (68 ans). Quand ils sont à trois, jamais une moindre entente n’est mise en place. Il estime qu’il ne faut jamais se tenir contre le grès de son père, ainsi que ce dernier ne peut contraindre le grand-père. A part le respect que le jeune doit au plus âgé et que le fils doit au père, un dialogue équilibré entre les protagonistes ne peut jamais avoir lieu. Toujours une autorité est exercée de la part de celui qui a engendré plus d’années dans la vie que l’autre.
A partir de cette anecdote de mon ami, se pose une problématique très dangereuse qui s’impose de plus en plus dans les pays du tiers monde tant qu’elle est manipulée par le milieu social et le niveau culturel. C’est le choc des générations. Un phénomène qui menace l’échange des idées entres ces générations et provoque une rupture entre elles. Et le pire c’est de voir la société divisée du point de vue de l’age. C’est-à-dire que chaque génération serait autonome et en indépendance des autres générations.
Le plus souvent, ce sont les plus âgés qui provoque ce conflit et ce choc entre les générations en insistant sur le fait de ne pas écouter et ne pas donner la chance aux jeunes pour s’exprimer et essayer de s’imposer. Les plus âgés ont toujours peur que s’ils montrent aux jeunes qu’ils ont raison, ils ont peur de perdre leur respect et leur prestige devant eux. Aussi il y en a ceux qui ne se voient jamais avoir tort. Ceux-ci voient dans le jeune toujours cet être qui n’est pas encore mature et ne peut jamais avoir raison parce qu’il n’a pas encore engendré une somme d’expériences qui pourrait lui permettre de prendre une moindre responsabilité ou une décision concernant sa propre vie. Ce qui crée une perturbation dans la personnalité du jeune. Cette perturbation pourrait influencer négativement sur tout le parcours de sa vie. Il hésiterait toujours de prendre les bonnes décisions.
Cette autorité injustifiée exercée par le plus âgé à l’égard du plus jeune risque d’avorter plusieurs bonnes initiatives que ces jeunes portent. On voit aujourd’hui que quand on ouvre aux jeunes l’accès à la création on ne peut voir que de bons projets innovants et inédits sortis de ces jeunes crânes.
Beaucoup de gens sont convaincus aujourd’hui que l’innovation et le changement ne peuvent être issus que d’une jeunesse qui cherche à mieux se placer dans l’avenir, non pas par la rupture avec l’héritage des ancêtres, mais bien évidemment en se basant sur, et en en faisant le moteur et le motivateur pour fonder un future propice pour les générations à venir. Ces gens sont persuadés que la bonne création et la prospérité de demain ne pourraient être que le fruit d’un dialogue franc et équilibré avec cette catégorie influente de la société qui est la jeunesse.
C’est temps pour chaque génération de valoriser l’autre. En fait, leurs rôles sont complémentaires. Jamais une nation glorieuse ou qui cherche la gloire ne rompt avec le passé et jamais elle n’évite de regarder l’avenir d’un œil plein d’espoir et d’aspiration. Et c’est là où se traduit le dialogue entre les générations.
Le choc des générations commence par le moindre geste, la moindre parole et la moindre idée. Ici l’éducation et l’instruction jouent un rôle primordial.
Dans un pays en voie de développement et où l’analphabétisme et l’ignorance sont flagrants, il n y a devant un gamin issu d’un milieu pareil que l’école qui peut l’orienter et l’instruire à mieux se comporter avec les plus vieux et comment les faire croire à leurs petites idées de façon paisible et pacifique. Comme il est cité plus haut, le milieu social et le niveau culturel influent grandement sur le dialogue entre les générations. Par exemple un père analphabète, le plus souvent, n’accepterait que son fils l’objecte et essai de lui expliquer quelque chose. Il se perçoit privé de sa grandeur devant son fils. Lui qui sert d’exemple pour son enfant se voit orienter par celui-ci. C’est là que commence le conflit qui devient choc par la suite. Or, s’il se convainc que la façon par laquelle son fils parle avec lui ne peut que lui faire plaisir car celui-ci a atteint un niveau remarquable, et ce, bien sur à l’aide du plus âgé, aucun conflit et aucune mésentente ne naîtront. Parce que sans son aide et son soutien aucun progrès ne peut avoir lieu. Ici se voit la complémentarité entre toutes les générations. Si chaque catégorie incarne son rôle comme il faut, et respecte celui des autres, on n’aurait jamais un choc ou un conflit, mais par contre l’entente qui mènera à la prospérité que tout le monde en récolterait les fruits.
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Le système de valeurs des marocains entre Tradition et Modernité
La théorie sociale doit beaucoup à la pensée d’Emile Durkheim et aux développements que le sociologue français a consacrés aux conditions d’existence du consensus qui caractérise toute forme d’organisation sociale. L’ensemble des croyances et des sentiments communs partagés par la majorité des membres d’une société forme ce que Durkheim appelle la conscience collective, laquelle produit le caractère normatif de l’action sociale. De ce caractère normatif naît le système de valeurs.
Le système de valeurs des marocains a, souvent, fait l’objet de caractérisations divergentes, oscillant entre une fierté idyllique et une stigmatisation infondée. L’analyse de ce système ne permet pas d’en livrer une lecture unique, ni de repérer un cheminement uniforme de son évolution durant le demi-siècle passé.
Selon les études qualitatives, auxquelles elle a donné lieu, indiquent que le référentiel des valeurs dans notre pays est en transformation amorcée. Entre des valeurs traditionnelles qui se décantent et des valeurs nouvelles qui émergent et qui se consolident. C’est cette tendance à la « propagation des normes », que les uns qualifient parfois de « crise de valeurs » et les autres de prémices d’une « modernité » qui s’installe. Les marocains puisaient leurs valeurs, pour l’essentiel, dans l’islam, la civilisation arabo-musulmane, le patrimoine amazigh, les us et coutumes, ainsi que les traditions communautaires et tribales spécifiques au pays. Ce système, installé dans la durée, est constamment nourri de l’intérieur et influencé par des apports externes et par les contacts de la société marocaine avec son environnement. Cependant, c’est surtout le contact avec la colonisation qui a secoué le répertoire traditionnel des valeurs au Maroc et a mis à l’épreuve le système de représentations et de références, avec l’introduction de nouvelles valeurs liées aux rapports au temps, à l’espace, à l’individu, aux liens sociaux en général et la modernité. Durant les deux dernières décennies, la mondialisation et le développement des médias ont, pour leur part, exposé la société marocaine à de nouvelles valeurs et à de nouveaux référentiels plus universels.
Deux principaux mouvements parallèles de transformation ou de résistance peuvent être relevés à cet égard : le premier mouvement concerne le référentiel traditionnel, oscillant entre valeurs en recul et d’autres qui continuent à s’affirmer. Ces dernières relèvent principalement de la sphère familiale et interpersonnelle et des valeurs identitaires de « la marocanité ».la famille et le mariage continuent ainsi d’être valorisés. L’obéissance (ta’aa), en tant que valeur, continue d’imprégner la relation familiale. Elle est de plus en plus empreinte de respect, plutôt que de subordination. La valeur de droit (al haq) se renforce et intègre le référentiel moderne. Les autres valeurs relatives à l’identité marocaine, à l’amour du pays, à l’engagement collectif et au lien social sont toujours prégnantes. Des valeurs traditionnelles relevant en particulier de catégories morales, telles que niya (croyance et confiance), kelma (parole d’honneur), baraka (don de Dieu), s’inscrivent plutôt en recul. Ce mouvement traduit une tendance à la rationalisation du champ des valeurs.
Le deuxième mouvement concerne les nouvelles valeurs qui émergent dans la société marocaine et qui intègrent son référentiel identitaire : corollaire de l’ouverture et des changements sociaux, ce mouvement concerne surtout les modes modernes d’organisation sociale et politique et la place de l’individu en tant qu’acteur autonome. Ainsi des valeurs comme celles des droits de l’homme, de l’égalité entre les sexes, du droit des enfants, de la citoyenneté, de l’Etat de droit, de la justice sociale et du mérite sont aujourd’hui autant de valeurs émergentes qui façonnent les rapports des marocains à la société et à l’Etat. Des valeurs consacrant l’individualisme font partie mais elles restent atténuées par l’attachement encore fort aux groupes et aux formes de collectivité et de solidarité.
Ces deux mouvements cohabitent au sein de la société marocaine mais, force est de constater qu’un clivage est aujourd’hui perceptible entre tendances et comportements plutôt traditionnistes ou plutôt modernistes : il est ainsi courant de dire que les marocains assument avec une certaine sérénité l’ambivalence des deux groupes de valeurs, traditionnel et moderne, en déployant les unes ou les autres au gré des situations où ils se trouvent, sans que cela ne leur apparaisse contradictoire. Cette ambiguïté est le produit d’un processus qui se prolonge. Elle explique par ailleurs bon nombre de contradictions aujourd’hui observables dans la sphère tant publique que privée. Il s’agit notamment des contradictions entre attitudes modernistes et comportements traditionalistes, entre valeurs de la population urbaine et valeurs de la population rurale, entre attitudes libérales à l’extérieur et comportements conservateurs à l’intérieur du foyer. S’agissant, alors, des rapports entre valeurs et développement humain ?!!
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ENSAM
Une grande école d’ingénieurs :
Dans le contexte d’aspirer a la compétitivité et l’excellence , marqué par les paris et les défis à relever aussi bien dans le secteur financier et économique que dans le secteur industriel, l’école nationale supérieure d’arts et métiers a été créée en 1997. sa récente création ne l’a pas empêchée de concurrencer les grandes écoles d’ingénieurs marocaines, elle est classée aujourd’hui parmi les dix meilleures et est considérée comme l’école référence avec excellence, le seul établissement du pays et du continent a dispenser une formation arts e t métiers.
Formation polyvalente :
La formation, pour un élève-ingénieur admis a partir du baccalauréat a L‘ENSAM, s’effectue en cinq années :
- Une formation préparatoire durant les deux premières années ;
- une formation ARTS et métiers durant les trois dernières années.
Cette formation permet l’acquisition, en plus des matières de base communes aux différents domaines de l’ingénieur, des matières d’approfondissements selon des axes de dominantes (génie mécanique et structures, génie industriel et productique, génie des matériaux et ingénierie des procédés et génie électromécanique). Elle se termine par un projet industriel de fin d’étude (PIFE) selon l’une de ces dominantes.
Durant sa formation a L’ENSAM-meknes, l’élève ingénieur est appelé a travailler sous l’encadrement d’enseignants-chercheurs, ingénieurs et cadres industriels de haut niveau, dans un environnement moderne d’étude, d’apprentissage et d’expérimentation au sein de salles d’enseignement, de laboratoire et d’ateliers bien conçus et bien équipés. De plus, et afin de permettre a l’élève-ingenieur, et ce dès sa première année a l’école, de se familiariser et d’intégrer le monde de son activité future, des visites sont organisées dans des entreprises a diverses vocations.
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